<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Algp Formation</title>
	<atom:link href="https://algp-formation.fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://algp-formation.fr</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 21 Sep 2026 09:19:57 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.1</generator>
	<item>
		<title>Et si les médiathèques s’intéressaient aussi à ce que nous ne savons pas ?</title>
		<link>https://algp-formation.fr/2026/09/21/et-si-les-mediatheques-sinteressaient-aussi-a-ce-que-nous-ne-savons-pas/</link>
					<comments>https://algp-formation.fr/2026/09/21/et-si-les-mediatheques-sinteressaient-aussi-a-ce-que-nous-ne-savons-pas/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 09:19:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Savoirs et réciprocité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://algp-formation.fr/?p=84</guid>

					<description><![CDATA[Les bibliothèques reconnaissent de plus en plus les habitants comme porteurs de savoirs. Mais que se passe-t-il lorsque l’on s’intéresse aussi à ce qu’ils ne savent pas, à ce qu’ils souhaitent apprendre ? Les Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs® invitent à penser autrement la circulation des savoirs et des places]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Et si les médiathèques s’intéressaient aussi à ce que nous ne savons pas ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce que les Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs® changent dans notre manière de penser la circulation des savoirs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bibliothèques et les médiathèques parlent de plus en plus des habitants comme de personnes qui détiennent des savoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoirs pratiques, savoirs professionnels, savoirs liés à une expérience de vie, à une pratique artistique, à une langue, à un territoire : les habitants ne sont plus seulement considérés comme des publics auxquels on transmet des contenus. Ils peuvent aussi contribuer à la vie de la bibliothèque et partager ce qu’ils savent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution est importante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais elle laisse, me semble-t-il, une question encore peu explorée : qu’en est-il de ce que nous ne savons pas ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et si nous étions aussi des personnes qui apprennent ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une relation de transmission classique, les places sont assez clairement distribuées : celui qui sait transmet à celui qui ne sait pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reconnaître les savoirs des habitants permet déjà de déplacer cette relation. Mais les Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs® (RERS) proposent d’aller plus loin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un RERS, chacun peut être à la fois offreur et demandeur de savoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une même personne peut avoir des savoirs à offrir et des savoirs à demander.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle peut savoir transmettre une recette, raconter son métier, parler une langue, réparer un objet ou jouer d’un instrument. Et, dans le même temps, elle peut avoir envie d’apprendre à utiliser un logiciel, de comprendre une démarche administrative, de découvrir une autre langue ou de se familiariser avec une pratique artistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit donc pas simplement de reconnaître que « chacun sait quelque chose ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’organiser les conditions pour que chacun puisse aussi dire : « voilà ce que je sais » mais également « voilà ce que j’aimerais apprendre ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reconnaître les savoirs n’est pas encore organiser la réciprocité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction me paraît essentielle pour les bibliothèques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une médiathèque peut proposer à ses habitants de venir partager leurs connaissances. Elle leur reconnaît alors une place de contributeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la réciprocité introduit une autre logique : chacun peut occuper successivement, et parfois simultanément, les deux positions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Offreur et demandeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sachant et apprenant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui qui contribue et celui qui reçoit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette possibilité de changer de place modifie profondément la relation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La personne n&rsquo;est plus seulement invitée à apporter quelque chose à la collectivité. Elle peut aussi venir avec une question, une envie d&rsquo;apprendre, une difficulté ou une curiosité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réciprocité fait ainsi circuler les places autant que les savoirs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Peut-on dire « je ne sais pas » ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ouvre une autre question, qui me semble particulièrement intéressante dans les lieux culturels et éducatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avons-nous réellement des espaces où nous pouvons dire que nous ne savons pas ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dire « je ne sais pas » peut sembler banal. Pourtant, dans de nombreux contextes, la relation sociale nous pousse plutôt à montrer ce que nous savons faire, à valoriser nos compétences, à être compétents, autonomes, capables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les RERS introduisent une autre possibilité : celle de reconnaître son ignorance dans un cadre collectif précis, sans que cette ignorance diminue la valeur de la personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait parler, à titre de réflexion, d’un « droit de ne pas savoir ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non pas comme un droit juridique, mais comme une possibilité à construire dans les relations : pouvoir ne pas savoir, pouvoir demander, pouvoir apprendre, sans perdre sa place ni sa légitimité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que cela change pour une médiathèque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche peut déplacer la manière de concevoir certaines actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit plus seulement de demander aux habitants :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Qu’avez-vous envie de transmettre ? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aussi :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Qu’avez-vous envie d’apprendre ? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Comment pouvons-nous mettre en relation ceux qui souhaitent transmettre et ceux qui souhaitent apprendre ? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bibliothèque devient alors un espace où les savoirs peuvent circuler, mais aussi un espace où les places peuvent évoluer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une personne peut venir pour transmettre un savoir et, quelques semaines plus tard, participer à une autre proposition comme apprenante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un habitant peut être reconnu pour son expertise dans un domaine tout en étant débutant dans un autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un professionnel peut lui-même devenir demandeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cette mobilité des positions qui rend la réciprocité particulièrement féconde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour les bibliothèques, une autre manière de penser la participation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les démarches participatives cherchent souvent à donner davantage de place aux habitants dans la conception ou la réalisation des projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les RERS permettent d’interroger cette participation sous un autre angle : non seulement « comment les habitants participent-ils ? », mais aussi « quelles places leur permettons-nous d’occuper ? ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une participation véritablement réciproque suppose que les habitants ne soient pas uniquement sollicités pour apporter leurs compétences, leurs idées ou leur expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle suppose aussi qu’ils puissent exprimer leurs besoins d’apprentissage et trouver, dans le collectif, des personnes susceptibles d’y répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est peut-être là que se joue une autre conception de la médiathèque : non seulement un lieu où l’on accède à des ressources et à des propositions culturelles, mais un lieu où les savoirs des personnes peuvent entrer en relation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une personne peut avoir des savoirs à offrir et des savoirs à demander</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’un des principes qui me paraît le plus fécond dans l’expérience des Réseaux d’Échanges Réciproques de Savoirs®.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne sommes pas réductibles à une identité de « sachant » ou « d’apprenant ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons être l’un et l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cette possibilité change la relation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réciprocité ne fait pas simplement circuler les savoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle fait circuler les places.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les médiathèques, cette perspective ouvre des pistes concrètes pour repenser la participation, l’hospitalité, la reconnaissance des habitants et les manières d’apprendre ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle invite surtout à regarder autrement une personne qui franchit la porte de la bibliothèque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Non seulement comme quelqu’un à qui nous avons quelque chose à proposer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aussi comme quelqu’un qui sait quelque chose, qui peut transmettre quelque chose, et qui peut avoir envie d’apprendre quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si c’était aussi cela, faire bibliothèque ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://algp-formation.fr/2026/09/21/et-si-les-mediatheques-sinteressaient-aussi-a-ce-que-nous-ne-savons-pas/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
